Rumeurs sur les LDG : l’UNSA-SDIS33 rétablit la vérité

Rumeurs sur les LDG : l’UNSA-SDIS33 rétablit la vérité

Une rumeur circule dans les casernes affirmant que l’UNSA-SDIS33 serait à l’origine du critère « Investissement dans la filière FDF » lors du CST du 7 mars 2024.

C’est faux.

1. La preuve par les écrits (Procès-verbal du CST) :

L’intervention de Jacques NOAILLE (page 11) est sans ambiguïté :

« Le nouveau critère feux de forêt retenu dans les LDG n’est pas acceptable compte tenu des difficultés de mobilités pour les agents de la métropole […] ce critère n’est pas entendable pour l’UNSA. »

L’UNSA s’est opposée à ce critère pour les mobilités afin d’éviter une inéquité entre les centres forestiers et les centres métropolitains déjà soumis à une forte fatigue opérationnelle.

2. La réalité des chiffres : un impact minime :

Même si l’administration a maintenu ce critère, son poids réel dans les barèmes est dérisoire. Il ne représente qu’une infime fraction des évaluations :

Ce qu’il faut retenir : L’investissement FDF n’est qu’un élément parmi des dizaines d’autres. Il ne bloque en aucun cas une carrière ou une mobilité à lui seul.

 

Notre engagement :

L’UNSA-SDIS33 privilégie le travail de fond et la transparence. Nous assumons nos positions pour garantir une équité de traitement entre tous les agents, quel que soit leur centre d’affectation.

Propositions de l’UNSA-SDIS33 sur l’application de la filière SPP au sein du SDIS33

Propositions de l’UNSA-SDIS33 sur l’application de la filière SPP au sein du SDIS33

Pour être signataire et avoir participé aux négociations de cette nouvelle filière, l’UNSA-SDIS33 considère que les efforts ont déjà été concédés lors de la négociation de la filière.

L’UNSA-SDIS33 constate également que la filière SPV a été appliquée : les SPV accèdent au grade supérieur facilement à l’inverse des SPP qui sont bloqués dans leur progression de carrière.
Il existe donc un risque de voir la chaîne de commandement modifiée, les SPV étant propulsés dans des emplois supérieurs pendant que les professionnels stagnent dans leur grade et emploi.

Conformément à la position exprimée par la secrétaire générale de l’UNSA territoriaux Catherine Guérin dans son courrier au Ministre de l’intérieur en date du 14 février 2014 :

« L’UNSA-SDIS33 souhaite la mise en œuvre de la filière comme elle a été pensée et écrite au niveau national, dans le respect de la philosophie d’origine qui prévoyait notamment que personne ne régresse dans ses fonctions ».

En revanche, conscient des difficultés de financement des SDIS et notamment de celui de la Gironde, l’UNSA-SDIS33 propose des aménagements et axes de travail réduisant le coût de mise en œuvre sans pour autant sacrifier les carrières de nos collègues SPP.

Conscients également que les SDIS et l’ADF (Association des départements de France) n’ont peu ou pas été entendus lors des négociations de la nouvelle filière, l’UNSA-SDIS33 veut travailler à la recherche de solution de financement complémentaires et interviendra en ce sens auprès du Ministre de l’intérieur dès que possible par le biais de ses représentants nationaux.

Nous proposons localement :

  • de décaler les dates de nomination (128 900 euros de gain par mois la première année par exemple pour une nomination totale étalée sur 5 ans en prenant comme base les chiffres remis par l’administration concernant les caporaux et les sergents )

  • mettre en place des critères objectifs de nomination

  • acter qu’un départ à la retraite déclenche une embauche et une nomination ce qui permettra une économie.

  • intervenir au niveau national pour obtenir une aide financière de l’état et / ou un recul de date encadré

  • quantifier les besoins en sous officiers de gardes / officiers de gardes / chef d’agrès / chef de groupe / chef de colonne, etc… en accord avec les textes de la filière, pour les effectifs de jour et de nuit (24h sur 24h) et en priorisant les professionnels et non les volontaires.

 —–  L’UNSA-SDIS33 souhaite obtenir localement des engagements écrits sur les 5 ans à venir, c’est à dire la période transitoire prévue par la loi —–

Nous proposons au niveau national :

  • monter un dossier chiffré et quantifié en partenariat avec le SDIS de la Gironde pour mettre en évidence le coût d’application de la filière et le transmettre au ministre de l’intérieur afin d’obtenir des financements d’état pour les SDIS de première catégorie.

En résumé, notre position est claire :

  • pas de régression au terme de la période transitoire, c’est à dire obtention du grade qui correspond à la fonction de 2012 conformément au protocole de Nantes (au plus tard fin 2019).
  • étaler les effets sur la période transitoire et aider les SDIS à obtenir un financement de l’état.