par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 8 Jan. 2016 | Actualités nationales, CNSIS, Communication
Trois mois après son élection à la tête de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours, Olivier Richefou, qui est également président du conseil départemental de la Mayenne, passe au crible les grands chantiers qui attendent les SDIS en 2016.
Vous présidez depuis le 29 septembre dernier la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS). Quelles sont vos priorités pour 2016 ?
La première, c’est la question du volontariat et de l’équilibre à maintenir avec les professionnels. C’est un débat permanent à la CNSIS où siègent les représentants des syndicats professionnels et de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France qui fédère l’ensemble des sapeurs-pompiers mais un peu plus les volontaires, part importante de l’équilibre. Nous n’avons pas vocation à diminuer le nombre de professionnels ni à l’augmenter. Chaque département est libre de son organisation et de son recrutement, mais les contraintes financières vont amener à stabiliser le nombre de professionnels. Les volontaires permettront de conserver le maillage territorial. C’est une richesse de notre organisation. Il faut qu’elle perdure.
Pour ces volontaires, il faut convaincre les employeurs de libérer du temps.
Comment faire ?
Nous venons de signer une convention avec le Medef qui engage les chefs d’entreprise à conclure des partenariats avec les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis). Je suis également allé le 14 décembre à Alençon (Orne) rencontrer le service de remplacement agricole, car 5 000 volontaires sont en France des agriculteurs. Une convention interdépartementale a été signée pour promouvoir le volontariat auprès des exploitants et salariés agricoles. Il faut en permanence renouveler le vivier et convaincre les employeurs qu’un sapeur-pompier volontaire, apte à donner du temps de secours, est une valeur ajoutée dans leurs effectifs. Et c’est un acte citoyen. Depuis les attentats, ce message passe.
L’avenir du financement des SDIS fait débat depuis longtemps. Quelle est votre position ?
C’est notre second chantier. Je fais partie des présidents de conseils départementaux qui ne contestent pas la baisse des dotations. Il faut que chacun participe à la réduction des déficits publics, avec sa quote-part. Mais les départements subissent également la hausse des allocations individuelles de solidarité. Dans ce contexte difficile, ils doivent verrouiller leurs dépenses. Les SDIS n’échappent pas à la règle. Mais je me refuse à dire que les SDIS seront les variables d’ajustement des départements. Ils participeront, comme d’autres services, au serrage de boulons car il y a baisse des recettes, et nous ne souhaitons pas augmenter les impôts. En Mayenne, le budget du département prévoit 0 % d’augmentation des charges de gestion. Celui du SDIS est bâti sur la même exigence.
Comment le SDIS 53 parvient-il au gel de ses charges ?
Son directeur a proposé une organisation optimisée. Deux officiers peuvent être remplacés par trois sous-officiers. Le temps de travail a été augmenté et le garage est mutualisé avec le Conseil départemental. D’autres mutualisations, en informatique ou téléphonie, et des groupements de commandes avec le conseil départemental et d’autres SDIS sont possibles. Nos tarifs hors prestations obligatoires, ont été réactualisés. Ces mesures peuvent s’appliquer à tous les SDIS. Une réunion, en février, avec Claude Léonard, président du conseil départemental de la Meuse et du groupe de travail sur les SDIS de l’Assemblée des départements de France permettra d’aller plus loin sur ces mutualisations. J’organiserai en 2016 une réunion par zone de défense pour rencontrer tous les présidents de conseils d’administration de services départementaux.
Quel regard portez-vous sur les difficultés persistantes entre sapeurs-pompiers et Samu dans le cadre du secours à personne ?
Il faut trouver un équilibre par la mutualisation renforcée du traitement de l’alerte dans les départements entre le Samu, les sapeurs-pompiers, la permanence ambulancière et celle de médecine libérale. Ces quatre acteurs, dont trois dépendent du ministère de la santé, doivent s’organiser pour mettre en œuvre des moyens opérationnels de secours aux personnes. A l’occasion de sorties en véhicule de secours et d’assistance aux victimes, j’ai constaté qu’une prise en charge de personne âgée en maison de retraite aurait pu être effectuée par un ambulancier.
J’appelle à mettre en œuvre une plateforme pour coordonner ces moyens. Si dans la même pièce, il y a le médecin du Samu et des ambulanciers, les coûts seront mieux répartis. C’est une question de volonté des acteurs.
Il s’agit aussi de mettre dans la boucle l’agence régionale de santé, les directeurs d’hôpitaux et les services d’urgence, qui préfèrent parfois rester entre eux. Il y a des chapelles. Or la rareté de l’argent public doit nous amener à être intelligent et à faire des choix. J’ai demandé un rendez-vous avec la ministre de la santé pour réactiver ce chantier. Le groupe de travail concerné ne s’est pas réuni depuis plus d’un an. Il s’agit aussi de redonner de l’attractivité au métier de sapeur-pompier car 10 % des sorties ne sont pas justifiées.
Un mouvement social a éclaté en décembre au SDIS du Nord. Les sapeurs-pompiers dénonçaient la gestion de leur président et les restrictions budgétaires. Etait-ce justifié ?
Outre les difficultés du département du Nord à boucler son budget, le président du SDIS 59 a eu une expression malheureuse en comparant les sapeurs-pompiers à une « armée mexicaine ». Dans le cadre du dialogue social, j’appelle à tenir un discours qui ne soit pas blessant. Mais l’on ne peut pas dire oui à toutes les demandes. Il faut serrer les boulons. C’est le discours que j’ai tenu lors des deux séances de la CNSIS que j’ai présidé et c’est celui que je tiendrai dans le temps.
Source
par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 6 Jan. 2016 | Actualités locales, Communication, Courriers, Les tracts
Le syndicat UNSA-SDIS33 inquiet, interpelle le DDSIS et le Président du SDIS33 dans un courrier daté au 6 janvier 2016 : cliquez sur le logo suivant pour en découvrir le contenu …

lien direct
par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 4 Jan. 2016 | Actualités locales, Communication, Courriers, Feu(x) de forêt
Veuillez trouver ci-joint le courrier envoyé au Directeur sur nos propositions relatives à l’ordre départemental feu de forêt – Courrier du 4 janvier 2016 :

par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 30 Déc. 2015 | Actualités locales, Actualités nationales, Communication, Concours/Examens, PATS
Veuillez trouver ci-joint le calendrier régional prévisionnel des concours et examens professionnels de l’année 2016 pour les PATS :

par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 10 Déc. 2015 | Communication, Statistiques
Lire les statistiques complètes des services d’incendie et de secours pour l’année 2014 en téléchargeant le .pdf suivant :

par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 7 Déc. 2015 | Actualités locales, Communication, Divers
Comme vous avez pu le constater, le site a fait peau neuve !
A la veille de fêter les 2 ans du syndicat (un peu en avance), le passage à une version 2 bien plus moderne et épurée apparaissait donc comme le moment idéal.
Les nouveautés :
- une page d’accueil moins dense avec la disparition de la barre latérale qui permet de mettre en avant les articles pour une communication plus claire.
- un thème qui s’adaptera automatiquement à tous les écrans : smartphones, tablettes, ordinateur portable ou de bureau, …
Il se peut qu’il y ait des bugs d’affichage … n’hésitez pas à nous les faire remonter pour que nous puissions les réparer.
Dans un soucis de rendre le site indisponible un minimum de temps, il restera donc quelques petites modifications visuelles qui se feront dans les semaines à venir sans pour autant mettre le site hors ligne.
Bonne découverte.
par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 1 Déc. 2015 | Actualités nationales, Communication, Grève/Manifestation
Un appel à la grève a été lancé par la CGT pour la journée du 3 décembre 2015 reprenant de multiples revendications :
• pour la défense du service public et la reconnaissance des agents qui le délivrent
• pour le maintien des moyens nécessaires afin de garantir la qualité des secours
• pour la garantie d’égalité et de gratuité des secours à tous les citoyens
• contre toute proposition de rallongement de la durée des cotisations retraite
• contre toute solution qui favorise la précarisation des agents des SDIS
• contre tout remplacement d’emplois statutaires par des volontaires ou des emplois précaires
• pour la reconnaissance et le maintien du CRO et la garantie du bénéfice de ce dispositif à ceux qui souhaitent y recourir
• pour permettre de recentrer les efforts d’embauche pour garantir les missions de secours
• contre les nouvelles méthodes de management axées sur la productivité et la flexibilité qui mènent au burn-out, suicides, …
– L’UNSA les cautionne en partie et laisse libre choix à chaque adhérent et sympathisant de se positionner –
Le financement des SDIS reste la préoccupation majeure de l’UNSA et toutes ces revendications en dépendent directement.
par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 27 Nov. 2015 | Communication
Soucieux d’apporter au plus grand nombre de nos lecteurs des informations de plus en plus riches et variées, nous lançons dès aujourd’hui un nouveau site web qui traitera des principales actualités de la Fonction Publique.
Comment le découvrir :
- en vous rendant directement à l’adresse suivante – www.unsa-actus.fr –
- ou en cliquant sur le logo suivant situé sur le site de l’UNSA-SDIS33 (pied de page) :

Pourquoi 2 sites web plutôt qu’un ?
Tout simplement car nous n’avons pas voulu noyer le site unsa-sdis33.fr sous un flot d’informations trop important qui n’a pas tout le temps un rapport direct avec le métier de sapeur-pompier/PATS.
Ce second site permettra ainsi aux plus curieux d’avoir des renseignements plus détaillés sur la Fonction Publique et le statut de fonctionnaire en général.
Pour les moins curieux, nous continuerons évidemment à diffuser les informations majeures sur unsa-sdis33.fr.
Bonne lecture.
par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 17 Nov. 2015 | Actualités nationales, Carrière, Communication
L’Assemblée Nationale a rejeté début novembre un article du projet de la loi de finance 2016 qui prévoyait de diminuer le taux de cotisation du CNFPT, notre principal organisme de formation.
L’actuel taux est de 1% de la masse salariale des agents territoriaux. Le gouvernement le proposait à 0,8 %, puis à 0,9% après pression de François Deluga (Président du CNFPT) auprès de la Ministre Marylise Lebranchu.
Les députés n’ont pas suivi le gouvernement, séduits par l’engagement du CNFPT à rendre gratuites 90% des formations.
par LE BUREAU UNSA-SDIS33 | 13 Nov. 2015 | Actualités nationales, Communication, Communiqué de presse, Salaire
Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie s’est dit favorable à titre personnel à la rémunération au mérite dans la fonction publique en évoquant notamment une différenciation indemnitaire.
L’article 20 du statut général de 1983 prévoit : « Les indemnités peuvent tenir compte des fonctions et des résultats professionnels des agents ainsi que de la performance collective des services. »
S’il s’agit de la mesure de la valeur professionnelle, à laquelle l’UNSA Fonction publique est attachée, il n’y a rien de neuf. S’il s’agit du mérite supposé des agents, cela peut devenir un sujet de conflit.
Même Emmanuel Macron le reconnaît : « la performance ne se mesure pas comme dans l’entreprise ». En effet, le statut met les fonctionnaires au service de l’intérêt général …
Comment mesure-t-on la performance des gardiens de la paix ? Au nombre des procès-verbaux dressés ? S’il s’agit de renouer avec la politique du chiffre voulue par un gouvernement précédent, l’UNSA sera résolument contre.
Comment mesure-t-on la performance dans l’éducation ? Selon les résultats obtenus par ses élèves ? Cela risque de diminuer encore un peu plus l’attractivité des zones d’éducation prioritaires.
L’UNSA Fonction publique, comme elle s’y est engagée par sa signature du protocole PPCR, est prête à discuter des moyens d’objectiver la mesure de la valeur professionnelle. Elle refusera, en revanche, toute dérive vers un supposé mérite qui prendrait en compte des aspects extérieurs au métier des agents publics.
Luc Farré,
Secrétaire Général de l’UNSA-FP